Rien ne s'oppose à la nuit

Publié le 5 Avril 2012

• Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine De Vigan, J-C Lattès, 2011   Prêté par ma copine Laura, merci !

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Une perception complexe de ce texte...

Il est impossible de ne pas être sensible au récit de Delphine  De Vigan. La dimension autobiographique ne peut laisser indifférent. Ce qui s'en dégage est la force de la souffrance qu'on peut générer sans le vouloir. Et je suis très sensible à cette donne.

Mais ce qui me perturbe avec delphine De Vigan, c'est toujours la même chose : la linéarité du récit et de l'écriture. Je ne parviens pas à m'en libérer et à me contenter de la narration.

 

Avec Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine De Vigan se plonge dans le passé de sa maman, Lucile, qui s'est suicidée à 61 ans. La jeunesse de Lucile, le parcours de l'enfant, de la jeune femme, puis la bipolarité de la maman. Je ne crois pas qu'elle cherche à résoudre ses propres noeuds en écrivant , elle interroge, elle narre, elle met en mots. Parfois cette intimité familiale m'a renvoyée à la mienne. Lucile est la troisième enfant d'une fratrie de neuf (comme ma môman), elle sera marquée par la mort accidentelle d'un de ses frères et le suicide deux autres (là aussi il y a des points communs), elle fuit la famille pour accéder à l'indépendance (hum, hum).  Bon je me dis que ma famille va  vraiment sourire en lisant ces mots, mais après les chemins divergent. Lucile est aux prises d'addictions, de relations complexes au père, de mal être et de phases de dépressions. 

 

Je me suis laissée porter, mais mon émotion n'a jamais été totale. J'aurais juste aimé un verbe plus incisif, une construction plus vive. Je crois que cela m'aurait aidé à entrer plus aisément dans cette introspection. Toutefois, j'ai aimé quand même.....

 

Rédigé par nata

Publié dans #les petites lignes

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Libby 05/04/2012

Même si comme toi j'ai aimé ce livre, j'ai eu très souvent l'impression d'être un voyeur...

La Biche 05/04/2012

J'ai souvent vu ce livre, attirée par la photo de couverture mais n'ai jamais voulu le lire, un peu rebutée par le sujet complexe. Peut-être un jour...

Je ne sais pas ce qu'il y a sur tes aiguilles mais le motif est top, vivement la suite !

rosaannoma 05/04/2012

Tu mets les mots sur ce qui m'a dérangé dans ce livre.
L'histoire est terrible (y'a des familles, quand même!), mais le texte m'a semblé presque artificiel par sa froideur.

rachel 05/04/2012

bin j'arrive pas a savoir si tu as aime ou pas..;o)

Tiphaine 05/04/2012

moi aussi j'ai aimé...

Lisa 05/04/2012

Bon on en a déjà parlé ... sujet sensible pour moi.

24 hours of sunshine 06/04/2012

Oui, j'ai souri :) Je ne l'ai pas encore lu mais j'en ai envie, je dois l'emprunter à ma cop's Amélie, qui avait connu Lucile quand elle travaillait à Lariboisière.

laure 06/04/2012

J'ai beaucoup aimé malgré ce que j'appellerai ses maladresses, un peu clopin clopant...comme la vie, quoi ;)

Moka 08/04/2012

Je dois le lire. Mais après les 78 livres qui m'attendent avec un peu plus d'urgence. ;)

betsy 09/04/2012

Je suis plutôt tentée par cette lecture...mais que vois-je sur tes aiguilles, serait-ce l'étole de la Droguerie dont-je-ne-me-souviens-plus-du-nom? Je l'avais fait faire à ma grand-mère mais en
largeur écharpe, j'adore ce point :)

agneslamexicaine 21/04/2012

Je viens de le terminer. J'ai surtout aimé sa réflexion sur le processus d'écriture. Je me suis souvenue de "Les mots pour le dire" de Marie Cardinale. L'exercice est périlleux, entre le témoignage
forcément bouleversant et la création littéraire... en tous cas, je pense que chaque lecteur repasse sa généalogie au crible...