La tristesse des anges
Publié le 28 Mai 2012
• La tristesse des anges, Jon Kalman Steffanson, Galiimard , 2011
L'Islande enneigée à la fin du XIX° siècle.
Une terre rude où le blanc, le froid et la glace dominent.
Jens est postier et traverse l'Islande à pied, à cheval, en barque pour livrer son courrier.
Le froid est omniprésent. Si présent qu'au début du roman il arrive à l'auberge, gelé sur son cheval. Il ne peut marcher, les jambes ne se déplient plus.
Pour finir la tournée, pour aller au-delà du fjord il emmène le "gamin".
Le froid, la neigne, le froid, la neige...
Si le gamin n'avait pas été bavard il y aurait aussi eu le poids du silence.
J'ai pensé à ma copine Sofia, qui nous a narré le début du tournage de son long métrage dans la laponie suédoise. Dans une contrée où il n'est pas possible de rester très longtemps à l'extérieur, tellement le froid raidit le corps et les mouvements.... Je lisais la neige comme elle avait dû affronter la froideur autour de la caméra.
Pour Steffanson, je crois qu'il y avait un peu trop de neige pour moi, même si l'écriture est très jolie. Pour le film de
Sofia, il faut attendre qu'elle aille tourner la période estivale !