Il est là !
Publié le 18 Juillet 2012
Je croyais que le soleil n'existait plus mais ce mardi il est revenu. J'ai donc passé une journée fort agréable... Humm.
Jicé au boulot, Yulen en colo dans les hautes Alpes, Kema en colo chez MC avec les cousins de la campagne.
Ménage de printemps au deuxième étage (celui des ados) interrompu par un vif désir de chaise longue et de lectures...
J'ai fini un roman, lu un second, puis lu Le Monde.
• Les armoires vides, Annie ernaux, 1973
Ce texte est plus ancien que les deux premiers romans que j'avais lus. Le style n'est pas le même. Les phrases se bousculent plus, elles sont plus elliptiques, comme si Annie Ernaux cherchait son style. Mais l'intime est tout autant là. On sent une femme qui chemine, une femme qui assume ses contradictions, ses sentiments complexes vis à vis de ses parents et de son milieu d'origine, une femme qui assume ses mots. C'est, je crois, ce qui est le plus surprenant pour moi : donner l'intimité sans pudeur et avec autant de pudeur. Je ne sais le formuler. Nous ne sommes pas voyeurs parce qu'elle semble mettre une certaine distance, et pourtant sa vie est là entre les mots. C'est l'enfant qui réalise combien elle est issue du peuple, l'enfant qui découvre un autre monde grâce à l'enseignement, aux rencontres. Elle échappe à l'épicerie, va à l'université. Elle découvre son corps, son univers, les gars et la douleur de la grossesse accidentelle.
Je crois que je vais poursuivre la découverte de cette auteure.
• Battements d'ailes, Milena Agus, 2007.
Je n'avais pas encore lu celui-ci. J'aime bien l'écriture de Milena Agus mais aussi la Sardaigne qu'elle dépeint. L'univers des femmes y a toujours une couleur particulière : celle du chiffon, de la terre, du sexe et des yeux ouverts. Enfin, moi c'est ainsi que je vois ses textes.
Ici c'est Madame que l'on suit, mais on la suit à travers les yeux de sa petite voisine de 14 ans. Madame a une petite pension qu'elle ne veut pas céder aux promoteurs. Madame aime sa terre. Madame est généreuse, et sa générosité va aussi aux hommes. On y trouve des rites magiques, de l'amour, du sexe, le regard des voisins. C'est plaisant à lire au soleil...
Et puis prendre le temps de lire le journal....
J'ai fait tout cela dans la chaise longue, et que c'atait bien.