Amours en lignes

Publié le 19 Juillet 2011

• Les déferlantes, Claudie Gallay, 2008

n-8 0847La narratrice est à La Hague pour un centre ornithologique. Elle regarde les oiseaux migrateurs, mais c'est aussi les humains qu'elle observe. Il y a le phare, là tout au bout du Cotentin, le phare et ses secrets, ses malheurs, ses tristesses. Cette femme fera accoucher les taiseux de leurs mots refoulés, avec un fond de vagues et d'embruns. Se laisser séduire par lambert ou résister ? Oublier pour construire ?Rester l'étarngère ou devenir une autre ? Accepter d'aimer et d'oublier le passé ?

Le roman est un peu long, un peu houleux. On se laisse bercer mais parfois j'aurais bien écourté... Je ne peux pas dire vraiment que je n'ai pas aimé. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée... Je me suis laissée bercer.

 

Merci Valérie pour le prêt.n-8 0848-copie-1

 

 

• Brouillages , Jon Hallur Steffansson, Gaïa polar, 2005

L'islande noire et rose. Rose d'amours noires.

Une famille ordinaire. Un architecte, son épouse, sa famille. Il trompe sa femme, et semble le faire régulièrement. Son fils est mêlé à une histoire. Une nuit, le père disparaît. Un tueur à gages japonais apparaît. Les histoires s'emmêlent. Les flics tentent de reconstituer le puzzle, mais entre les enjeux des adolescents, le silence d'un couple en mal d'amour et le tueur à gages, les pistes s'embrouillent. J'ai bien aimé cette promenade islandaise où la relation amoureuse est le fil conducteur, le secret et le désir palpitent. On interroge les relations au-delà des âges et des sexes, on regarde les histoires se nouer et s'enchaîner.

Rédigé par nata

Publié dans #les petites lignes

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aléa 26/07/2011 21:20


Si vous avez aimé vous laisser bercer par "les déferlantes", vous trouverez des émotions plus fortes et plus profondes dans les romans précédents de Claudie Gallay. Mais, parole de lectrice de
cette auteure, n'allez pas vous plonger dans le roman de l'an passé, "l'amour est une île"; le succès a dû être une pression trop forte pour l'écrivaine, et ce roman est sans substance.Dommage...


charlotteb 23/07/2011 09:23


pour les déferlantes, comme toi, un peu moyen...


peggy 20/07/2011 10:57


Merci pour ces petits conseils de lecture.
Ah, en vacances, ce que j'aime me plonger dans un livre qui m'emporte loin... pas mal l'Islande pour commencer, non ?


maja 19/07/2011 21:31


je viens d'acheter "les déferlantes" sans grande conviction mais on me la tellement conseillé...je suis plutôt littérature américaine mais il faut vraiment que je me diversifie un peu et que je
renoue avec la littérature française que je trouve souvent trop centré sur son nombril et très peu ouverte sur le monde.souvent, j'étouffe un peu dans certains romans français, c'est bizarre...là,
je veux bien un grand bol d'air!


zimbo 19/07/2011 16:40


j'étais tombée en amour avec ce roman de Claudie Gallay moi !
le deuxième à l'air sympa !


rachel 19/07/2011 13:56


oh le 2eme me semble plus passionnant...;o)


Christina 19/07/2011 13:10


P.S. Lire ton résumé, retrouver ce poème, et me voilà replongée dans l'ambiance très très particulière de ce roman, très lent, presque immobile par instant...


Christina 19/07/2011 13:09


J'ai oublié de te dire que j'avais entendu une interview où l'auteure expliquait qu'elle avait puisé le sujet de son roman dans un poème de Prévert, "Le gardien de phare aime trop les oiseaux"
:

Des oiseaux par milliers volent vers les feux
Par milliers ils tombent par milliers ils se cognent
Par milliers aveuglés par milliers assommés
Par milliers ils meurent

Le gardien ne peut supporter des choses pareilles
Les oiseaux il les aime trop
Alors il dit tant pis je m’en fous !

Et il éteint tout

Au loin un cargo fait naufrage
Un cargo venant des iles
Un cargo chargé d’oiseaux
Des milliers d’oiseaux des iles
Des milliers d’oiseaux noyés.


Christina 19/07/2011 13:02


Ohlala ce que j'ai aimé Les Déferlantes !!!!!!! Depuis, j'ai lu tout Claudie Gallay, évidemment.