Publié le 30 Juillet 2015

14

• 14 , Jean Echenoz, Les Editions de Minuit, 2012

1er Août 1914. L'appel. Charles et Anthime, deux frères doivent quitter le village pour le front. Blanche les attend au village. Elle est enceinte. L'un perd la vie, l'autre revient meurtri. Il sera celui de Blanche.

Echenoz nous épargne l'atrocité de la Guerre et pourtant nous met le nez dedans sans aucun doute. Tout y est sans y être. C'est la force de ce récit, je crois. L'ennemi, c'est l'autre camp. La violence est là mais on ne s'y attarde pas. « Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n’est-il pas la peine de s’attarder encore sur cet opéra sordide et puant. » dit-il dans son roman.

Un texte court mais marquant.

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Rédigé par nata

Publié dans #les petites lignes

Publié le 29 Juillet 2015

A la ricotta

La comtesse de Ricotta, Milena Agus, Liana Levi, 2012 Un Palazzo de famille qui tend à sombrer... Trois sœurs qui partagent leur destinée en creusant les différences. L'une vit de désir d'enfant, mais comme ce souhait est inassouvi elle compense par une relation de couples qui nourrit sa sexualité d'extravagances et de plaisirs. La déchéance désespérée est le quotidien de la seconde. Et la volonté de redresser le palazzo familial pousse la troisième. Dans la comtesse de Ricotta fragilités et féminités se côtoient comme Milena Agus le fait si bien à mon goût. Je me suis de nouveau régalé avec ce texte. Je crois que je n'ai encore jamais été déçue par sa plume d'ailleurs, que je trouve sensuelle.

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Rédigé par nata

Publié dans #les petites lignes

Publié le 28 Juillet 2015

Les enfants du Pirée

• Les enfants du pirée, Kostas Mourselas, Editions Cambourakis, 2012

Konstandis narre sa vie ponctuée par les frasques de son pote Louïs dans une Grèce qui sort de la Guerre civile et où la Dictature des Colonels se met en place. Le Pirée est un quartier qui s'urbanise, grossit et vit aussi de sa misère. La vie y est agitée, décousue. Celle de Konstandis et louïs est à l'image de ces soubresauts de société. On passe d'une armée où le commandant de caserne se travestit, à des élans amoureux pour des femmes qui veulent échapper à une destinée sociale... Entre douleurs, rires, coups bas, coups foireux, farces et chahuts. Deux potes qui prennent la vie à pleines mains.

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Rédigé par nata

Publié dans #les petites lignes

Publié le 27 Juillet 2015

 Fahrradfahren in Bremen

Kema est rentrée du pays où le vélo est roi... Trois merveilleux mois passés chez Swantje. La séparation des filles n'a pas été facile. La suite est à imaginer...

Kema parle fluidement allemand, sans chercher ses mots, elle suit toutes les conversations, va au cinéma, écoute la radio allemande, regarde des émissions. Sa cousine Lola la regardait avec de grands yeux écarquillés.

Et côté vélo, Kema m'a offert de très belles sacoches. Nous avons aussi rapporté un panier arrrière, des protège-selles, des sonnettes.

 Fahrradfahren in Bremen
 Fahrradfahren in Bremen
 Fahrradfahren in Bremen
 Fahrradfahren in Bremen
 Fahrradfahren in Bremen
 Fahrradfahren in Bremen
 Fahrradfahren in Bremen
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Rédigé par nata

Publié dans #autour de la théière

Publié le 20 Juillet 2015

Lou

Une pointe de brillant, une pointe de violacé et un petit gilet d'été ! C'est pour Lou.

Lou

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Rédigé par nata

Publié dans #tricot

Publié le 17 Juillet 2015

En dentelle

Pour Aude, sur les images de "The wire"...

En dentelleEn dentelleEn dentelleEn dentelle

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Rédigé par nata

Publié dans #tricot

Publié le 16 Juillet 2015

Couleur crème

Pour Marie, variation de lignes en coton. Juste ce qu'il faut en mi-saison pour prendre son vélo et aller travailler au restau.

Couleur crème

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Rédigé par nata

Publié dans #tricot

Publié le 15 Juillet 2015

Il y a eu...

... plus de dix semaines sans connexion à la maison, ce qui veut dire pas de téléphone fixe, pas d'accès à internet, pas de connexion avec le téléphone, pas de lecteur de dvd, pas de films ou d'émissions, l'écran juste pour travailler sans lien avec l'extérieur.

Et pendant ces dix semaines, il y a eu ... une séparation pour trois mois, des rires de vie, des larmes sans pouvoir se dire au revoir parce que la mort aura été le point final, des révisions, le résultat positif d'un concours, l'obtention d'un baccalauréat, l'obtention d'un abitur, un costume enfilé, une voix dans les larmes à travers le grésillement de la ligne qui nous a permis de nous parler d'un pays à l'autre.

Et pendant ces dix semaines, il y a eu... les bouffées qui te prennent les poumons et la gorge, les images en noir et blanc collées sur des papiers jaunis, ces frissons qui s'emparent de ton corps et ne le lâchent pas vraiment, ces piquants qui montent dans les orbites et brûlent les encoignures, les sensations qui ne se partagent pas, l'absence que tu dois avaler puisque tu as toujours dit à tes enfants de finir leur assiette.

Et pendant ces dix semaines, il y a eu... des retrouvailles qui semblaient impossibles, des étapes qui nous font grandir, des bonheurs qui n'existent pas que dans les livres, des copains qui savent combien le temps volé ne peut pas être réparé, nos enfants qui deviennent des adultes, le vent qui a secoué les framboisiers.

Et pendant ces dix semaines, il y a eu... de nombreuses lignes rencontrées, de nombreux rangs enfilés, de nombreux mots partagés à tambour battant, des regards qu'on échange et qui donnent plus que ce qu'on voulait offrir.

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Rédigé par nata

Publié dans #autour de la théière

Publié le 29 Mars 2015

Il faudrait...

... mais ce n'est pas toujours facile...

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Rédigé par nata

Publié dans #autour de la théière

Publié le 22 Mars 2015

Enfermée

Sur mon bureau, quand je prépare le travail de la semaine à venir.

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Rédigé par nata

Publié dans #autour de la théière